Style d’intervention


Adopter une vision systémique de l’organisation et de son problème


L’approche systémique marque profondément ma vision du monde. Elle est pour moi un gage d’efficience et d’écologie dans les pratiques d’intervention. Elle permet d’intervenir au bon niveau, d’éviter de pousser en vain ses propres réponses, et de construire la meilleure stratégie de changement.

L’approche systémique évite aussi de s’installer dans la plainte, ou dans la recherche des causes, et invite chacun à prendre sa responsabilité dans la construction de lendemains meilleurs.

S’attacher à construire des compromis productifs respectueux de toutes les parties prenantes


L’organisation est traversée par des logiques multiples, au service des salariés, de la société, des clients, des actionnaires... L’intervention n’a pas à défendre les intérêts de tel ou tel, mais bien à inter-venir pour favoriser la construction de compromis productifs durables, où chaque partie prenante se voit reconnue dans ses enjeux... ceci bien-sûr dans un souci de pertinence face aux nouveaux challenges et aux nouvelles contraintes de l’environnement.

Construire avec les professionnels concernés les organisations de demain, en s’appuyant sur leur besoin de sens et d’efficience.


Il n’y a pas antagonisme, mais interdépendance, entre le sens et l’efficience d’un travail. Ce sont les critères de ce sens et de cette efficience qui font souvent débat, et qui donc méritent d’être débattus. Mais lorsque du point de vue d’un acteur, son travail a perdu une part de son sens ou son efficience, c’est toute l’organisation qui se prive de sa mobilisation et de son intelligence. Les évolutions du travail ne doivent donc pas se faire sans ceux qui en ont la charge.

Lorsque l’on accompagne les transformations du travail, il est fondamental de comprendre les liens entre dynamique psychique et activité (liens que nous enseignent les sciences cliniques du travail, pour construire les organisations de demain avec les collectifs qui les feront vivre. Et pas sans eux ou contre eux.

Partager avec son client une relation de co-construction


L’intervention se situe dans le champ des relations d’aide. L’un des principaux facteurs de réussite d’une intervention est la qualité de la coopération et du partenariat entre client et intervenant. Lorsqu’ils mettent en commun, en toute confiance, leurs compétences, leurs connaissances de la problématique et leur capacité d’impact sur le système, c’est là que l’intervention prend toute la pertinence et son efficacité.

A vrai dire, cette relation d’alliance sert aussi souvent à faciliter l’évolution en douceur du client, qui souvent porte une part de responsabilité dans le problème à résoudre...

Construire pour chaque problématique des méthodologies et dispositifs sur-mesure, et les adapter en temps réel


Les méthodologies toutes faites et les projets cadrés et carrés possèdent une utilité au démarrage d’une intervention, pour structurer le projet et le communiquer. Ensuite, ils servent surtout à former et vendre des juniors, et donc à fournir les marges des industriels du conseil.

Quant au métier d’intervenant, il requiert une dizaine d’années de formation, alliant expertise en sciences humaines et sociales, identification des leviers systémiques du changement, animation de dynamiques collectives, explicitation et transferts de savoirs... entre autres. Et la pertinence de ce métier repose aussi sur la capacité à s’adapter en temps réel à la réalité du terrain.

Etre praticien-chercheur. S’appuyer sur la recherche en SHS pour construire des réponses ad hoc


Comprendre et construire des savoirs est un métier, transformer des situations en est un autre. Mon métier est d’intervenir, mais ma pratique s’appuie en continu sur les savoirs en sciences sociales, humaines et organisationnelles, et alimente des questions de recherche. J’utilise la recherche en SHS pour me former en continu sur mes domaines de compétence. Je capitalise, utilise et transfère des savoirs issus des SHS, pour viser un haut niveau de connaissances et d’innovation dans mes interventions. La recherche est pour moi une source de professionnalisation, parmi d’autres. Elle ne remplace pas le savoir-agir en situation, issu de l’expérience, mais elle renforce ma capacité à analyser, comprendre et agir. Elle est source d’exigence professionnelle, face à la multiplication des méthodes dans le champ professionnel de l’accompagnement, encore en émergence.

J’interviens également sur base de mon identité de chercheuse sur des questions de R&D. Ces travaux de recherche donnent lieu à des publications.

Changer par l’action plutôt que changer les représentations


Mon expérience d’intervenante et de chercheuse sur le changement comportemental m’a appris que le travail sur les représentations n’était pas inutile, puisqu’il permet une sensibilisation des esprits, mais que son impact sur la transformation de l’action est assez faible. Mieux vaut passer par des changements concrets dans les manières de faire. Même si ces changements sont minimes, ils enclencheront une transformation plus grande.
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